Objectif Sigma MACRO 105mm f/2.8 EX DG OS HSM : test terrain et avis pro
Parmi les objectifs macro abordables, le Sigma 105mm f/2.8 OS HSM occupe une place à part : lumineux, stabilisé, léger, il se révèle redoutablement précis à main levée. Voici mon retour d’expérience, depuis mes débuts en macro jusqu’à aujourd’hui, à travers des années d’essais, de terrain, et de numérisation d’archives.
Sommaire
- Mes débuts en macro : bagues allonge, soufflet et 50mm
- Pourquoi j’ai choisi le Sigma 105mm f/2.8
- Utilisation sur le terrain : une macro sans trépied
- Un objectif idéal pour la numérisation de films
- Rendu optique et piqué
- Face au Nikkor Z 50mm f/2.8 MC
- Spécifications techniques
- Courbes MTF et formule optique
- FAQ
Mes débuts en macro : bagues allonge, soufflet et 50mm
J’ai commencé la macrophotographie avec un objectif 50mm monté sur des bagues allonge, associé à un reflex Nikon en format DX. Ce combo, très économique, permettait de se rapprocher fortement du sujet, idéal pour capturer des pistils de fleurs avec une perspective inhabituelle. Le facteur de recadrage du format APS-C m’aidait à serrer davantage les cadrages, rendant mes images plus percutantes.
Plus tard, je suis passé au Micro-Nikkor 105mm f/4 Ai, puis à des solutions plus complexes : bagues allonge + soufflet PB-6, couplés à mes boîtiers plein format Nikon D610 et D800. Une configuration très précise, mais peu adaptée aux conditions naturelles imprévisibles, surtout avec des sujets sensibles au vent.
Pourquoi j’ai choisi le Sigma 105mm f/2.8
Respectueux de la nature, je refuse de couper une fleur pour l’emmener en studio. Je cherchais donc un objectif stabilisé, autofocus, léger et précis, capable de m’assister à main levée tout en réduisant l’impact des micro-mouvements. Mon choix s’est porté sur le Sigma MACRO 105mm F2.8 EX DG OS HSM, bien plus abordable pour une utilisation occasionnelle que son homologue Nikon AF-S VR Micro-NIKKOR 105mm f/2.8G, et surtout moins lourd et encombrant.
Et je ne l’ai jamais regretté. Ce Sigma s’est révélé extrêmement piqué, au point que je l’ai même utilisé en photographie événementielle, avec des résultats étonnamment nets, même à pleine ouverture.
Utilisation sur le terrain : une macro sans trépied
Ma pratique de la macro est intuitive, loin des setups ultra-contrôlés de certains spécialistes. Je n’utilise ni trépied, ni système de focus stacking, ni pince, ni diffuseur, ni lumière artificielle. Je règle généralement l’objectif à sa distance minimale, ouvre à f/2.8, et je me rapproche en ajustant légèrement mon corps ou mon cadrage. Une démarche qui tient autant de l’observation que de l’expérimentation.
Dans ce cadre, l’autofocus m’est utile pour compenser les petits mouvements parasites, notamment lorsqu’une brise fait vaciller le sujet. La stabilisation optique du Sigma m’aide également à préserver la netteté, ce qui en fait un outil idéal pour une approche légère, discrète et rapide.
Un objectif idéal pour la numérisation de films
La précision du Sigma 105mm m’a sauté aux yeux lors de mes travaux de numérisation de négatifs argentiques. Pour comprendre la méthode que j’ai mise au point, et pourquoi cet objectif est si efficace dans ce cadre, je vous invite à lire ces deux articles :
- Comment scanner ses photos argentiques, scanner à plat, Nikon Coolscan ou appareil photo ?
- Numériser ses négatifs noir et blanc avec un boîtier photo et les développer dans Lightroom
Rendu optique et piqué
Dès la pleine ouverture à f/2.8, l’objectif offre une excellente netteté au centre, avec un bokeh doux et progressif, idéal pour les pistils ou insectes isolés. En fermant légèrement, le piqué s’homogénéise rapidement, rendant l’objectif tout à fait exploitable pour des reproductions de qualité ou même des portraits rapprochés. Les couleurs sont neutres, avec peu d’aberrations chromatiques visibles sur les bords, même à contre-jour.
Face au Nikkor Z 50mm f/2.8 MC
Le Sigma m’a surpris par sa planéité de champ supérieure et son absence de distorsion visible, notamment lors de la reproduction de négatifs. Le Nikkor Z 50mm MC est un bon choix pour une solution native Z, mais je préfère le rendu du Sigma en termes de neutralité optique et de confort d’usage à distance de travail raisonnable.
Specifications techniques
| Caractéristiques | Données |
|---|---|
| Formule optique | 16 lentilles en 11 groupes |
| Diaphragme | 9 lamelles circulaires |
| Ouverture minimale | f/22 |
| Distance minimale de mise au point | 31,2 cm |
| Rapport de reproduction | 1:1 |
| Diamètre de filtre | 62 mm |
| Dimensions (diamètre × longueur) | 78,3 mm × 126,4 mm |
| Poids | 725 g |
| Stabilisation | Oui |
Mon exemplaire est en monture Nikon F, et je l’utilise avec une bague FTZ sur mes Nikon Z8 et Z7 II. L'autofocus fonctionne parfaitement dans cette configuration, et la stabilisation reste active. À main levée, cela fait toute la différence.
Courbes MTF et formule optique

FAQ
Le Sigma 105mm f/2.8 est-il compatible avec les boîtiers Nikon Z ?
Oui, en utilisant une bague d’adaptation FTZ, l’objectif fonctionne très bien sur les boîtiers Nikon Z comme le Z8 ou le Z7 II, y compris en autofocus et avec stabilisation.
Peut-on l’utiliser pour numériser des négatifs ?
Absolument. Sa planéité de champ, sa netteté et l’absence de distorsion en font un excellent outil pour la reproduction fidèle de films, inversibles (diapositives) et négatifs.
Est-il toujours pertinent face aux objectifs Z modernes ?
Oui, pour qui cherche une solution performante, abordable et déjà disponible en occasion, le Sigma 105mm f/2.8 reste un très bon choix face à certains objectifs Z plus récents mais plus chers ou moins polyvalents.
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À propos de l’auteur
Sebastien Desnoulez est photographe professionnel basé à Paris, spécialisé en photographie d’architecture, de paysage et de voyage. Formé à la photographie au milieu des années 1980, il a couvert des compétitions de Formule 1 et réalisé des reportages à travers le monde, avant de se consacrer à une photographie d’art exigeante, mêlant composition, lumière et émotion. Il partage aussi son expérience technique à travers des articles pratiques destinés aux photographes passionnés, en s’appuyant sur une solide culture de l’image acquise en argentique comme en numérique.
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