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canon ts e 24mm f3 5l test avis
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Canon TS-E 24mm f/3.5L : Test et avis

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30 août 2026   -    Catégorie :    -    Sebastien Desnoulez

Le Canon TS-E 24mm f/3.5L de première génération a traversé deux périodes très différentes de ma pratique photographique. Je l’ai découvert en 1993 sur un reflex argentique, avant d’en acheter un exemplaire d’occasion près de trente ans plus tard pour photographier l’architecture et les paysages urbains avec un Nikon Z.

Présentation générale

Commercialisé en 1991, le Canon TS-E 24mm f/3.5L fait partie de la première génération d’objectifs à bascule et décentrement conçus pour la monture Canon EF. Il était alors accompagné des TS-E 45mm f/2.8 et TS-E 90mm f/2.8, mais constituait le seul objectif de la série bénéficiant de l’appellation L.

Sa focale de 24mm le destine principalement à la photographie d’architecture, d’intérieur, de paysage et de paysage urbain. Son cercle image de 58,6mm, sensiblement plus large que le format 24 × 36mm, permet de déplacer le bloc optique sans que le capteur ou le film sorte immédiatement de la zone couverte par l’objectif.

Deux mouvements distincts sont disponibles :

  • le décentrement, ou shift, qui déplace l’objectif parallèlement au plan du film ou du capteur ;
  • la bascule, ou tilt, qui incline son axe optique et modifie l’orientation du plan de netteté.

La mise au point est entièrement manuelle. Le diaphragme reste en revanche commandé électroniquement par le boîtier, conformément au fonctionnement de la monture Canon EF.

1993 : un premier essai à Hong Kong

J’ai utilisé pour la première fois un Canon TS-E 24mm f/3.5L en 1993. Canon Pro m’en avait prêté un exemplaire afin que je puisse le tester à Hong Kong, ville de verticalité par excellence, pendant une journée de transit liée à un reportage d’Indycar à Surfers Paradise, sur la côte est australienne, où je devais couvrir la première course de Nigel Mansell depuis son titre de champion du monde de Formule 1.

Le choix du lieu était particulièrement adapté. Les immeubles, les rues étroites et les superpositions architecturales de Hong Kong permettaient de mesurer immédiatement l’intérêt du décentrement pour conserver les verticales parallèles.

L’utilisation d’un tel objectif sur un reflex argentique était toutefois moins confortable qu’elle ne l’est aujourd’hui sur un appareil hybride. Le viseur ne proposait ni niveau électronique, ni quadrillage modulable, ni image agrandie permettant de contrôler avec précision l’horizontalité du boîtier et les détails du cadrage.

Or, avec un objectif à décentrement, une très faible inclinaison du boîtier suffit à faire réapparaître des verticales convergentes ou à donner l’impression que l’ensemble de l’image penche. Le placement précis de l’horizon devient donc aussi important que le réglage du décentrement.

Cette première expérience ne m’avait pas suffisamment convaincu pour investir dans l’objectif. Quelques mois plus tard, j’ai préféré acheter une chambre Sinar en Californie. Le dépoli, les mouvements plus amples et la possibilité de contrôler directement la géométrie de l’image correspondaient alors davantage à ma manière de travailler.

2022 : retour au 24mm à décentrement sur Nikon Z

Je suis revenu au Canon TS-E 24mm f/3.5L en 2022, dans un contexte très différent. J’utilisais désormais des boîtiers hybrides Nikon Z ainsi qu’une bague d’adaptation EF-Z, initialement achetée pour continuer à employer mon Canon EF 300mm f/2.8L USM.

Avant de partir au Vietnam, j’ai acheté d’occasion un exemplaire de première génération du TS-E 24mm f/3.5L. Je souhaitais photographier les temples, les monuments et les paysages urbains sans exagérer les lignes fuyantes.

L’utilisation sur un boîtier hybride transformait l’expérience par rapport à mon essai de 1993. L’affichage d’un quadrillage et d’un niveau électronique facilitait le positionnement du boîtier, tandis que la visée agrandie permettait de vérifier la mise au point dans différentes zones de l’image.

J’ai surtout retrouvé le plaisir de composer directement une photographie aux perspectives maîtrisées, sans devoir redresser fortement l’image après la prise de vue. Cette approche se rapproche de celle de la chambre photographique : le boîtier reste parfaitement horizontal et vertical, puis le cadre est déplacé à l’intérieur du cercle image grâce au mouvement de l’objectif.

Construction et prise en main

Le Canon TS-E 24mm f/3.5L est relativement compact pour un objectif à mouvements. Il mesure environ 78mm de diamètre pour 86,8mm de longueur et pèse 570g.

Sa construction mécanique comprend plusieurs commandes :

  • une molette pour régler le décentrement ;
  • une molette pour régler la bascule ;
  • des molettes de verrouillage pour immobiliser chaque mouvement ;
  • un bouton permettant de faire pivoter le mécanisme autour de l’axe optique.

Le décentrement atteint ±11mm et la bascule ±8°. L’ensemble du mécanisme peut tourner de 90° vers la droite ou vers la gauche, avec des positions intermédiaires crantées tous les 30°.

Dans la configuration d’origine, les axes de bascule et de décentrement sont perpendiculaires. Un décentrement vertical s’accompagne donc d’une bascule latérale. Cette disposition convient à certains usages, mais elle offre moins de liberté que le mécanisme de la seconde version, dont les axes peuvent être orientés indépendamment.

La bague de mise au point manuelle est large et suffisamment progressive. Sur un sujet architectural immobile, l’absence d’autofocus ne constitue pas réellement une contrainte, surtout avec la visée agrandie d’un appareil hybride.

L’utilisation demande néanmoins de la méthode. Il faut d’abord positionner le boîtier, vérifier son horizontalité, effectuer la mise au point, puis décentrer l’objectif pour obtenir le cadrage recherché. Une nouvelle vérification de la mise au point et des bords de l’image reste ensuite nécessaire.

Shift : décentrement et correction des perspectives

Le décentrement constitue la fonction principale pour laquelle j’ai utilisé cet objectif. Il déplace l’axe optique parallèlement au capteur sans modifier l’orientation du boîtier.

Avec un objectif conventionnel, photographier la partie supérieure d’un bâtiment impose généralement d’incliner l’appareil vers le haut. Le capteur n’est alors plus parallèle à la façade et les lignes verticales semblent converger.

Avec le TS-E 24mm, le boîtier peut rester parfaitement vertical. Le bloc optique est décentré vers le haut afin d’intégrer le sommet du bâtiment dans le cadre. La perspective reste naturelle, sans élargissement artificiel de la partie inférieure ni étirement des angles provoqué par un redressement logiciel important.

Cette façon de travailler demande souvent davantage de recul qu’une correction réalisée après la prise de vue, mais elle préserve mieux la composition initiale et évite de perdre une partie importante de l’image lors du recadrage.

Le décentrement peut être orienté verticalement, horizontalement ou en diagonale grâce à la rotation du mécanisme. Le déplacement horizontal permet notamment de réaliser plusieurs vues destinées à être assemblées en panorama, tout en conservant le boîtier immobile.

Il peut aussi servir à décaler légèrement le point de vue apparent lorsque l’appareil risque de se refléter dans une vitre ou une surface brillante.

Je détaille plus largement ce principe dans l’article Photographie d’architecture : pourquoi utiliser un objectif à décentrement ?

Tilt : bascule et contrôle du plan de netteté

La bascule incline le plan de l’objectif par rapport au capteur. Elle permet de modifier l’orientation du plan de mise au point selon le principe de Scheimpflug.

En photographie de paysage, une légère bascule vers le bas peut rapprocher le plan de netteté de celui du sol. Il devient alors possible de conserver nets un premier plan proche et un arrière-plan éloigné sans fermer excessivement le diaphragme.

Appliquée dans la direction opposée, la bascule peut au contraire réduire volontairement la zone nette et créer un effet de miniature.

Dans ma pratique avec ce 24mm, cette fonction est toutefois restée secondaire. J’avais principalement acheté l’objectif pour son décentrement et la maîtrise des perspectives architecturales. La bascule demande par ailleurs une grande précision, car un réglage très faible suffit à déplacer fortement la zone de netteté.

Qualité optique sur un boîtier numérique moderne

Malgré sa conception remontant au début des années 1990, le Canon TS-E 24mm f/3.5L de première génération reste capable de produire de très bonnes images sur un boîtier numérique moderne.

Malgré sa conception remontant au début des années 1990, le Canon TS-E 24mm f/3.5L reste capable de produire de très bonnes images sur un boîtier numérique moderne. Utilisé sans décentrement, il offre un bon niveau de détail, avec des performances plus régulières lorsque le diaphragme est fermé de quelques valeurs.

En décentrement, le capteur exploite progressivement les zones périphériques du cercle optique, nécessairement moins performantes que son centre. La diminution de netteté devient alors plus visible sur les bords et dans les angles situés dans la direction du mouvement. Fermer le diaphragme permet d’améliorer l’homogénéité et de limiter cette perte de définition, sans toutefois la supprimer totalement à proximité du décentrement maximal.

Cette première version ne possède pas le niveau de correction et l’homogénéité du Canon TS-E 24mm f/3.5L II, dont la formule optique et le cercle image ont été entièrement revus. Son prix en occasion la rendait cependant beaucoup plus accessible et ses résultats restaient cohérents avec mon usage en voyage.

Décentrement extrême et vignettage

À proximité de la limite du décentrement vertical, l’assombrissement devient nettement visible dans la partie de l’image située le plus loin de l’axe optique. Ce vignettage résulte de l’exploitation de l’extrême périphérie du cercle image.

Fermer le diaphragme peut en réduire une partie, mais ne supprime pas totalement le phénomène lorsque les 11mm de décentrement sont utilisés.

Plutôt que de tenter de rendre parfaitement uniforme une image dont un angle reste légèrement assombri, j’ai parfois préféré assumer ce rendu et l’accentuer. Un vignettage clairement volontaire paraît souvent plus cohérent qu’une correction partielle laissant une variation lumineuse irrégulière.

Cette limite ne constitue donc pas nécessairement un défaut rédhibitoire. Elle impose surtout de surveiller les bords du cadre et de décider dès la prise de vue si l’on souhaite réduire le mouvement, recadrer légèrement ou intégrer l’assombrissement à l’esthétique de l’image.

Pourquoi je l’ai revendu

J’ai finalement revendu le Canon TS-E 24mm f/3.5L afin de participer au financement d’un Nikon Z7 II et d’un NIKKOR Z 70-200mm f/2.8, qui m’ont ensuite accompagné à Cuba.

Cette revente ne traduisait pas une déception particulière. L’objectif m’avait permis de retrouver une méthode de composition proche de celle de la chambre, dans un ensemble beaucoup plus léger et transportable.

Je cherchais néanmoins une solution plus performante et plus homogène en décentrement. J’ai ensuite essayé deux exemplaires du Nikon PC-E NIKKOR 24mm f/3.5D ED. Tous deux présentaient, sur les images que j’ai réalisées, des zones floues trop importantes lorsque l’objectif était décentré.

Ces résultats pouvaient provenir d’un défaut d’alignement ou d’une irrégularité mécanique propre aux exemplaires testés, mais ils ne m’ont pas incité à conserver la version Nikon.

J’ai finalement opté pour le Canon TS-E 17mm f/4L. Sa focale plus large convient mieux aux intérieurs, aux bâtiments photographiés avec peu de recul et aux architectures urbaines denses. Son cercle image et son homogénéité en décentrement répondent également mieux à mon utilisation actuelle.

Caractéristiques techniques

Monture Canon EF
Format 24 × 36mm
Date de commercialisation Avril 1991
Focale 24mm
Ouverture maximale f/3.5
Ouverture minimale f/22
Construction optique 11 lentilles en 9 groupes
Cercle image 58,6mm
Angle de champ horizontal 74° sans bascule ni décentrement
Angle de champ vertical 53° sans bascule ni décentrement
Angle de champ diagonal 84° sans bascule ni décentrement
Mise au point Manuelle
Distance minimale de mise au point 0,30m
Grandissement maximal 0,14×
Nombre de lamelles de diaphragme 8
Décentrement maximal ±11mm
Bascule maximale ±8°
Rotation du mécanisme ±90°, avec positions crantées tous les 30°
Disposition des mouvements Axes de bascule et de décentrement perpendiculaires dans la configuration d’origine
Stabilisation Non
Diamètre de filtre 72mm
Parasoleil Canon EW-75B II
Dimensions Environ 78 × 86,8mm
Poids Environ 570g

Courbes MTF et formule optique

Courbes MTF et construction optique du Canon TS-E 24mm f/3.5L de première générationCourbes MTF et formule optique du Canon TS-E 24mm f/3.5L – Document Canon

La formule optique du Canon TS-E 24mm f/3.5L comprend 11 lentilles réparties en 9 groupes. La grande lentille frontale asphérique contribue à limiter la distorsion et la coma, tandis que la mise au point flottante vise à maintenir les performances entre la distance minimale de 0,30m et l’infini.

À pleine ouverture, représentée par les courbes noires, le contraste à 10 lignes par millimètre reste élevé au centre puis diminue progressivement vers les bords. La résolution à 30 lignes par millimètre baisse plus fortement dans la seconde moitié du champ, avec un écart sensible entre les orientations sagittale et méridionale.

À f/8, représenté par les courbes bleues, le contraste devient très élevé sur la majeure partie de l’image et la restitution des détails fins progresse nettement. La baisse reste néanmoins visible à la périphérie, particulièrement pour les structures méridionales.

Ces courbes décrivent les performances de l’objectif dans une position centrée. Elles ne traduisent pas directement le résultat obtenu au décentrement maximal, lorsque le capteur utilise une partie encore plus périphérique du cercle image. Elles confirment néanmoins l’intérêt de fermer le diaphragme de quelques valeurs pour obtenir une image plus homogène.

Conclusion et avis

Le Canon TS-E 24mm f/3.5L de première génération reste un objectif intéressant pour découvrir la photographie à décentrement sans investir dans une version plus récente et beaucoup plus coûteuse.

Mon premier essai à Hong Kong en 1993 ne m’avait pas convaincu. Sur un reflex argentique, le contrôle du niveau, de l’horizon et des limites du cadre demandait une précision difficile à obtenir sans dépoli quadrillé ni assistance électronique.

Près de trente ans plus tard, son utilisation sur un Nikon Z m’a permis de réévaluer complètement cet objectif. Le niveau électronique, le quadrillage du viseur et la possibilité d’agrandir l’image rendent le travail beaucoup plus précis et plus proche de l’approche méthodique d’une chambre photographique.

Sa qualité optique reste satisfaisante sur un capteur numérique moderne, à condition de fermer le diaphragme et de surveiller les zones périphériques lors des décentrements importants. Son vignettage à la limite du cercle image doit également être anticipé ou assumé comme un choix esthétique.

La première version du TS-E 24mm ne possède ni l’homogénéité ni la souplesse mécanique des modèles plus récents. Elle conserve cependant un rapport intéressant entre prix d’occasion, qualité de construction et possibilités créatives.

Je l’ai revendue pour faire évoluer mon équipement, avant de choisir le Canon TS-E 17mm f/4L, mieux adapté à mes besoins en photographie d’architecture. Le TS-E 24mm f/3.5L m’a néanmoins permis de retrouver, dans un ensemble compact, le plaisir de maîtriser la perspective directement à la prise de vue.

Galerie de photos

Cliquez sur les photos, ci-dessous, pour les voir en plein écran.

Exposition Monet Mitchell Fondation Louis Vuitton   Photo : © Sebastien Desnoulez

Exposition Monet Mitchell Fondation Louis Vuitton Photo : © Sebastien Desnoulez

Photos D'architecture Et D'ambiance À La Fondation Louis Vuitton   Photo : © Sebastien Desnoulez

Photos D'architecture Et D'ambiance À La Fondation Louis Vuitton Photo : © Sebastien Desnoulez

Vignetage exagéré en décentrement extrême - Villa Savoye À Poissy   Le Corbusier - Photo : © Sebastien Desnoulez

Vignetage exagéré en décentrement extrême - Villa Savoye À Poissy Le Corbusier - Photo : © Sebastien Desnoulez

Villa Savoye À Poissy   Le Corbusier   Photo : © Sebastien Desnoulez

Villa Savoye À Poissy Le Corbusier Photo : © Sebastien Desnoulez

Vignetage exagéré en décentrement extrême - Cité Impériale Hué Au Vietnam - Photo : © Sebastien Desnoulez

Vignetage exagéré en décentrement extrême - Cité Impériale Hué Au Vietnam - Photo : © Sebastien Desnoulez

Cité Impériale À Hué Au Vietnam   Photo : © Sebastien Desnoulez

Cité Impériale À Hué Au Vietnam Photo : © Sebastien Desnoulez

Hué Au Vietnam   Photo : © Sebastien Desnoulez Photographe Auteur

Hué Au Vietnam Photo : © Sebastien Desnoulez Photographe Auteur

Cathédrale De Phat Diem Au Vietnam   Photo : © Sebastien Desnoulez

Cathédrale De Phat Diem Au Vietnam Photo : © Sebastien Desnoulez

Palais De La Réunification À Saigon Au Vietnam   Photo : © Sebastien Desnoulez

Palais De La Réunification À Saigon Au Vietnam Photo : © Sebastien Desnoulez

Hong Kong Museum of Art à Tsim Sha Tsui, Kowloon, le 15 mars 1993 - Photo © Sebastien Desnoulez

Hong Kong Museum of Art à Tsim Sha Tsui, Kowloon, le 15 mars 1993 - Photo © Sebastien Desnoulez

Hong Kong Museum of Art à Tsim Sha Tsui, Kowloon, le 15 mars 1993 - Photo © Sebastien Desnoulez

Hong Kong Museum of Art à Tsim Sha Tsui, Kowloon, le 15 mars 1993 - Photo © Sebastien Desnoulez

Un décentrement important fait apparaître un fort assombrissement dans la partie supérieure de l’image - Hong Kong, mars 1993 - Photo © Sebastien Desnoulez

Un décentrement important fait apparaître un fort assombrissement dans la partie supérieure de l’image - Hong Kong, mars 1993 - Photo © Sebastien Desnoulez

Décentrement excessif vers le haut compensé par une légère inclinaison de l’appareil vers le bas, provoquant un effet de plongée - Hong Kong, mars 1993 - Photo © Sebastien Desnoulez

Décentrement excessif vers le haut compensé par une légère inclinaison de l’appareil vers le bas, provoquant un effet de plongée - Hong Kong, mars 1993 - Photo © Sebastien Desnoulez

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FAQ

Quelle est la différence entre le décentrement et la bascule ?

Le décentrement déplace l’objectif parallèlement au capteur afin de modifier le cadrage sans incliner le boîtier. Il sert principalement à conserver les verticales parallèles en photographie d’architecture. La bascule incline l’axe optique et modifie l’orientation du plan de netteté.

Le Canon TS-E 24mm f/3.5L est-il adapté à un boîtier numérique moderne ?

Oui, à condition d’accepter une baisse d’homogénéité dans les zones périphériques lors des décentrements importants. Fermer le diaphragme de quelques valeurs améliore sensiblement les résultats. Mon expérience repose sur son utilisation avec un boîtier Nikon Z et une bague d’adaptation EF-Z.

Peut-on corriger les perspectives uniquement dans un logiciel ?

Oui, mais une correction importante étire certaines parties de l’image et impose un recadrage. Le décentrement permet de maîtriser les verticales directement à la prise de vue tout en utilisant plus efficacement la définition du capteur.

Le Canon TS-E 24mm f/3.5L vignette-t-il en décentrement ?

Le vignettage devient visible à proximité du décentrement maximal, lorsque le capteur utilise l’extrême périphérie du cercle image. Fermer le diaphragme peut réduire le phénomène, mais ne le supprime pas toujours complètement.

Quelle différence entre le Canon TS-E 24mm f/3.5L et la version II ?

La seconde version possède une formule optique plus récente, un cercle image plus large, une meilleure homogénéité et des mouvements plus souples à orienter. La première génération reste plus compacte, plus légère et généralement beaucoup moins chère sur le marché de l’occasion.

Le Canon TS-E 24mm f/3.5L est-il préférable au Canon TS-E 17mm f/4L ?

Le choix dépend principalement du recul disponible. Le 24mm produit un cadrage plus naturel lorsque l’espace est suffisant. Le 17mm convient mieux aux intérieurs, aux rues étroites et aux bâtiments de grande taille photographiés depuis un point proche.

À lire aussi : retrouvez une sélection organisée de mes principaux articles dans le guide matériel photo : objectifs, tests terrain et workflow photographique.

À propos de l’auteur

Sebastien Desnoulez est photographe, auteur et créateur d’images, basé à Paris. Son travail traverse la photographie d’architecture, de paysage et de voyage, avec une attention particulière portée à la composition, aux lignes, à la lumière, au flou et aux accidents visuels. Formé à la photographie au milieu des années 1980, il a couvert des compétitions de Formule 1 et réalisé des reportages à travers le monde, avant de développer une photographie d’art fondée sur la tension entre rigueur graphique et instabilité visuelle. Il partage aussi son expérience technique à travers des articles pratiques destinés aux photographes passionnés, en s’appuyant sur une solide culture de l’image acquise en argentique comme en numérique.

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